DISCOURS DE SERGE BORD

Chères julirosiennes, chers julirosiens,

Qu’il me soit permis, en préambule de ce propos, d’avoir une pensée pleine d’émotion pour les 40 bébés julirosiens qui sont nés cette année (22 filles et 18 garçons). Nous leur souhaitons de grandir dans de bonnes conditions, entourés de l’affection de leurs parents, à qui j’adresse nos félicitations et de leurs proches. Nous serons aussi à leurs côtés pour accompagner leur développement, fidèles à ce proverbe qui dit qu’il faut tout un village pour éduquer un enfant.
Je renouvelle mes vœux de bonheur aux nouveaux mariés de l’an 2013. Au total 14 mariages dont un dans le cadre du « mariage pour tous » que j’ai célébré avec beaucoup d’émotion.
Je redis ma solidarité et mon amitié aux familles endeuillées par la disparition d’un être cher. Au total 27 décès sur notre commune en 2013, et parmi eux, des jeunes (et Madame RIEGER).


J’ai aussi une pensée toute particulière pour celles et ceux qui souffrent dans leur corps, qui sont malades et quelquefois alités et à qui j’exprime mes vœux les plus sincères de guérison. J’en ai rencontré quelques uns en cette période de fêtes, pour partager un moment car la solitude n’est pas bonne conseillère.
On ne dira jamais assez l’importance d’une attention, d’une parole gentille. Ceci est à la portée de nous tous, n’oublions jamais ceux que la maladie isole et sépare de la communauté.

Et c’est tout naturellement et avec beaucoup de gratitude que j’adresse toute la reconnaissance de la collectivité aux auxiliaires de vie, infirmières à domicile, personnel médical, paramédical, qui font un travail considérable pour justement garder ce lien social, cette confiance et cette dignité dans le respect des règles de déontologie et de confidentialité.
Cette communauté julirosienne continue à s’enrichir grâce à l’arrivée de nouveaux habitants qui nous viennent non seulement du Languedoc Roussillon, mais aussi de toute la France et même de quelques autres pays comme la Belgique. Au total en 2013 une petite vingtaine de permis de construire. Vous êtes les bienvenus chez nous où votre présence contribuera à élargir notre horizon des possibles.

Je souhaiterais aussi adresser mes remerciements aux agents des collectivités communale et intercommunale  pour leurs actions, leur sens du service public, leur implication dans les projets et la bonne entente qui règne entre eux où chaque responsable de service a su huiler les rouages pour une meilleure communication et une meilleure entraide. Ils sont l’image du service public de proximité que nous devons à nos concitoyens.
J’ajoute un petit clin d’œil amical à nos deux concierges pour l’importance de leur rôle et de leur fonction,
Aux directeurs d’écoles et aux équipes enseignantes pour la qualité du contenu pédagogique dispensé aux petits julirosiens qui peuvent être gratifiés en règle générale d’enfants sages, respectueux, et toniques aussi !
Aux acteurs de la vie associative, présidents et membres des bureaux, des conseils d’administration qui participent à la mise en valeur de notre village et qui lui donnent ce label de qualité dont ils peuvent être fiers. Ils sont le maillon essentiel du « bien-vivre ensemble »,
Aux jeunes de Solidarité Sénégal dont vous pourrez apprécier ce soir la gentillesse et le dévouement pour servir le buffet. Merci à eux.
Mais la vie associative est parfois difficile, ingrate et fatigante, alors je lance un appel à celles et ceux qui hésitent. Venez apporter un peu de votre temps et vous vous enrichirez de relations humaines fortes et nouvelles. Vous ferez action citoyenne,
Aux artisans, commerçants qui participent pour une bonne part à notre économie locale et qui font vivre de nombreuses familles. Au total, sur la commune, plus de 250 salariés dépendent directement de ces activités avec quelquefois le recrutement de jeunes apprentis, solution idéale pour apprendre le métier,
Aux forces de gendarmerie, aux sapeurs-pompiers qui veillent sur nous. Je souhaite bonne installation dans des locaux tout neufs et adaptés aux gendarmes de la brigade de Saint Martin de Valgalgues et à leurs familles.
Aux services publics, en particulier notre poste qui doit garder la même amplitude d’ouverture. Pas question de réduire les horaires,
A Monsieur le curé, le père CHASSANG qui vient de prendre son ministère sur notre commune, en remplacement de Guy VESINET. Nous luis souhaitons la bienvenue et beaucoup de courage dans la tâche qui l’attend,
A nos conjointes et conjoints qui partagent avec nous la charge de notre mandat avec beaucoup de compréhension et de sollicitude. Nous ne leur disons pas assez souvent combien ils sont précieux et tolérants avec nos horaires élastiques répétés !
A nos doyens bien aimés : Vito et Bernard. Objectif à tous les deux : devenir centenaires. On ne change rien à ce projet. Notre Vito va avoir 98 ans le 20 janvier !

Chères julirosiennes, chers julirosiens, je laisserai au film qui va suivre, le soin de dire les choses en image d’une manière plus dynamique et peut être plus agréable, mais qu’il me soit permis cependant de dire un mot sur les projets structurants et innovants qui ont modifié notre regard et peut être aussi, changé nos comportements en matière d’aménagement et de sécurité.
Ce fut l’aménagement du CD 316 sur la partie de l’Avenue des Mimosas, réfection de tous les réseaux, éclairage public, chaussée, zone piétonne, mise en place de chicanes, végétalisation appropriée, le tout sur près de 600 mètres de route rectiligne, potentiellement dangereuse, transformée en zone de vie et de liaison, reliant plusieurs hameaux au cœur du village, vers l’école et les services publics de proximité.
Ce fut la restauration de la piscine du Carabiol, 1ère tranche, étanchéité du bassin, réseaux et plage pour une livraison début juillet.
Ce fut la réfection des deux courts de tennis pour permettre à l’association de tennis nouvellement créée sur la commune, et à tous les amoureux de ce sport, d’effectuer leurs activités dans le bonnes conditions.
Ce fut l’agrandissement du boulodrome avec plantation d’arbres pour satisfaire le dynamisme toujours intact de ce club.
Ce fut la finition du bardage bois de la salle polyvalente.
Ce fut l’agrandissement de l’entrée Sud (dite entrée des mariages) de la mairie, par la mise en forme d’un mur en pierres sèches réalisé par le chantier d’insertion FAIRE.
Ce fut la réfection du parking de Saint Julien, autour des points d’apport volontaires avec pose de barrières bois et apport de matériaux.
Ce fut le démarrage de l’agrandissement de l’école maternelle durant l’été, travaux qui vont se terminer au cours du mois de janvier avec l’inauguration dans la foulée en février.
Je voudrais ici remercier les intervenants aux premiers rangs desquels l’entreprise MENDEZ et l’architecte Monsieur MERCIER pour leur réactivité et leur professionnalisme sur un chantier où il n’est pas toujours facile d’intervenir lorsque l’école fonctionne. Remercier également pour leur patience et leur compréhension Mesdames les enseignantes, le personnel ATSEM ainsi que le service entretien qui, très solidairement est venu porter main forte pour le nettoyage et croyez-moi, ce n’était pas du superflu !...
Ce fut l’étude et l’appel d’offres concernant l’aménagement de notre place du village dont les travaux vont démarrer la semaine prochaine et qui vous demandera, et je m’adresse aux parents d’élèves en particulier, de la patience et certainement de marcher un peu plus pour aller à l’école et aussi de gérer différemment le temps.
C’est un projet important porté par la Communauté de communes, qui va contribuer à la structuration de notre village autour d’une centralité adoptée par tous comme un lieu de vie, d’activités, d’échanges, de rencontres, c’est-à-dire comme un cœur qui impulse et qui entraine du dynamisme.
Cette place, entre Nelson MANDELA, les services publics, les écoles, est idéalement située pour relier tous ces éléments.
Oui, nous sommes heureux et fiers de poser la première pierre du cœur de village.
Un mot sur le coût et les financeurs de tous ces projets. Au total, plus de 1 million d’euros d’investissement dont plus de    50 % de subventions et parmi celles-ci l’aide irremplaçable du conseil Général, en particulier sous la forme du Fonds Départemental d’Equipement (et nous avons en la personne de Jacky VALY un soutien irremplaçable pour défendre nos deniers). Si demain, le Conseil Général venait à disparaître, près de 80 % de nos subventions disparaitraient. Seraient-elles remplacées à l’identique ? J’en doute !
Le Conseil Régional pour l’aménagement de notre place du village (et nous remercions son président et sa représentante Madame FRONTANEAU ici présente), l’Etat avec la DETR sur l’assainissement, la Communauté de communes pour son aide précieuse dans le montage des dossiers.
Lorsque le financement est à un niveau satisfaisant, alors-là oui, les collectivités peuvent entreprendre. Si demain nous n’avons plus de co-financement, nous en serons empêchés.
Je précise également que tous ces investissements ont été réalisés quasiment sans augmentation de la pression fiscale et sans accroître le taux d’endettement de la commune. Je rappelle l’article de Midi-Libre où notre commune est citée pour la modération de ses taux d’imposition.
En matière de voirie : en plus de l’avenue des Mimosas, réfection de l’impasse des Pins, du Chemin de Granaudy, du Chemin du Chêne Blanc, de la Route Vieille avec aménagement sécuritaire.
Aménagement de sécurité également au Chemin du Grès, de la Roque. Mise en forme du pluvial à la Route Vieille. Au total plus de 100.000 € qui correspondent à notre enveloppe annuelle.
En matière d’assainissement : extension de la Roque (ce n’est pas pour rien que le quartier s’appelle La Roque), diagnostic assainissement, extension du réseau de Granaudy (l’étude est faite), les travaux vont démarrer dans les semaines qui viennent.
En projet imminent : l’assainissement collectif (chemin d’Arbousse et Mas Dieu) en partenariat avec la Communauté de communes du Pays Grand’Combien (réunion la semaine prochaine).
Hors chantier d’Arbousse, au total près de 250.000 € de travaux.
Qu’il me soit permis de remercier toutes les entreprises de travaux publics : SCAIC, LTP JOUVERT, BONNEFILLE, GIRAUD, BENOI avec lesquelles nous travaillons pour leur sérieux, leur réactivité. Elles plaident en faveur d’un maillage d‘entreprises à tailles humaines que nous devons à tout prix conserver sur le bassin d’Alès.

Mesdames et Messieurs, bien que la liste ait été un peu longue, l’importance de vous énumérer tout ce qui fait la préoccupation d’un élu local donne une idée sur l’occupation de son temps !... entre le choix du projet, sa préparation, la recherche de financement, son élaboration et sa mise en œuvre. Cela nous incite à la patience et à la détermination. A la pugnacité qui est un terme que les maires aiment bien employer, à juste titre d’ailleurs et à la disponibilité 7 jours sur 7.
Mais l’essentiel d’un élu local se partage aussi dans ce qui se voit moins, ce travail au quotidien qui vise à tisser des liens, nos actions en direction des personnes vulnérables, nos réunions de quartier, la rencontre avec les nouveaux arrivants, nos échanges constants avec les associations, notre offre culturelle de qualité tout au long de l’année, les actions en faveur du respect de l’environnement et la lutte contre les aléas climatiques et tout particulièrement celui de la sècheresse de 2012, reconnue catastrophe naturelle sur notre commune grâce à notre pugnacité et à celle du député Fabrice VERDIER qui a accompagné les associations de défense auprès des services de l’Etat.
Parmi ces liens, signalons l’opération « tranquillité vacances » assurée par notre policier municipal et qui vous permet d’avoir l’assurance d’une surveillance en cas d’absence de votre domicile.
Mais cela ne règle pas tout, certains d’entre vous ont, hélas, été victimes de cambriolage ou de tentatives de cambriolage cette année, et la période des fêtes de Noël, avant et après les fêtes, fait monter les statistiques. Je leur exprime toute notre compassion.
A maintes reprises, j’ai alerté les autorités compétentes pour ajuster l’effectif actuel de la communauté de brigade à la réalité de notre territoire. Nous sommes en effet en sous-effectif chronique si l’on s’accorde à dire qu’il faut un gendarme pour 1000 habitants. Il faudrait à minima six gendarmes de plus pour un environnement périurbain comme le nôtre ! Je continuerai dans ma détermination pour que l’on entende cette légitime revendication.
Au mois de juillet 2013, nous disposions sur le fronton de la mairie la banderole en signe de soutien aux otages du NIGER et de partout dans le monde. Le 29 octobre 2013, après 1139 jours de captivité, Daniel LARRIBE et ses compagnons retrouvaient la liberté !
Je m’étais entretenu quelques mois avant sa libération avec Françoise, son épouse, qui me disait combien le soutien des collectivités l’aidait à vivre et à espérer.  Nous avons ce soir une pensée pour toutes celles et ceux qui sont privés de liberté de par le monde et reconnaissons avec Françoise LARRIBE que la médiatisation est une bonne chose dans ce genre de circonstances.
En fin d’année, nous décidions, en partenariat avec le C.C.A.S., le Secours Populaire Français, l’Office Municipal de la Culture et les associations du village de proposer un loto de solidarité en faveur du peuple philippin si cruellement touché par les événements climatiques de plus en plus fréquents. Pari gagné au-delà de toute espérance car près de 4.000 € furent récoltés et remis à Mireille PESENTI pour les actions du Secours Populaire Français en faveur d’une zone bien ciblée dans les îles des Philippines. Merci à chacun d’entre vous de sa participation
L’extension de la misère et de la précarité est une terrible réalité. Elle touche notre pays et plus particulièrement notre département avec force. Les Restos du Cœur ont dépassé le million de personnes inscrites cette année. Les factures de chauffage plombent de plus en plus le budget des ménages et même travailler à deux avec des petits salaires ne met pas à l’abri de la précarité. Sur notre commune, les aides du CCAS explosent, les aides de Noël concernent 35 familles en 2013 alors qu’elles n’en touchaient que 19 en 2012. Aide au voyage scolaire : 18 familles en 2013, 4 familles en 2012. Le total des aides en 2013 a pratiquement doublé par rapport à 2012.
Le bassin d’emploi d’Alès qui a fait la une des journaux télévisés avec un triste record concernant sa situation économique et sociale avec un chiffre record de demandeurs d’emploi (18 %) ne brille pas par son dynamisme. Ainsi, après SHELL-BOX, TAMARIS, CALL EXPERT, on n’ose pas dire : A qui le tour ? Tant ce constat touche quasiment toutes les familles.
Les collectivités locales, souvent à l’origine de la mise en œuvre de grands chantiers, participent activement à l’activité des entreprises et à leur pérennité. Elles sont un interlocuteur majeur pour l’économie d’un bassin de vie et participent à l’embauche des salariés les plus précaires par la clause d’insertion sur les marchés publics. Malheureusement, elles sont de plus en plus fragilisées par la baisse des dotations (1,5 Milliard en 2014 et 1.5 Milliard en 2015) et par les charges supplémentaires qui pèsent sur leurs épaules.
Le mardi 17 septembre, nous inaugurions la « Place de la Paix » dans le jardin de Saint Julien. Moment fort de rassemblement et de recueillement à la mémoire de toutes les familles touchées parfois cruellement à travers les générations, et jusque dans les années 60, fin de la guerre d’Algérie.
Honneur et respect à tous ces justes qui ont choisi le camp de la liberté et de la démocratie. Honneur à ces millions de morts pour notre patrie. Cette plaque, sise face au soleil levant, à deux pas de l’arbre de la liberté planté en 1989, résonnera durant de nombreuses générations comme la volonté des femmes et des hommes de ce village d’être et de rester en paix. Merci à Monsieur OLEWSKI qui avait appelé de ses vœux cette journée et qui sera parti avant.

Le samedi 20 avril ici même, nous fêtions les 80 ans de l’APE. La Société du Sou des Ecoles Laïques telle qu’elle se prénommait à sa création en 1933, fut menée par un  homme visionnaire et précurseur des voyages scolaires dès 1934 : Emile BEDOS, qui a donné son nom à notre école maternelle. Ce fut une belle soirée, très conviviale et particulièrement fraternelle.
On ne peut évoquer l’école de notre république « la laïque » comme disaient les hussards de notre république au début du siècle dernier, sans revenir sur le décret concernant les rythmes scolaires et vous confier notre profonde préoccupation tant sur le fond que sur la forme.
Nous en avons beaucoup parlé avec les enseignants, les parents d’élèves, en conseil d’école, avec le collectif, avec d’autres collectivités, en particulier celle de « Vivre en Cévennes ».
Mais en conscience, nous ne pouvons cautionner un tel dispositif qui crée désorganisation, cacophonie, fatigabilité pour les enfants, en particulier ceux de l’école maternelle, et inégalité.
Répartition du temps scolaire sur 4,5 jours sans changer ni les programmes, ni les effectifs.
Introduction d’un temps péri-éducatif différent d’une commune à l’autre, c’est-à-dire qu’il y aura pratiquement 36000 contenus différents sans parler des contenus de façade (pour amorcer la dotation de 50 €) et quelquefois pas de contenu du tout avec une garderie classique et la possibilité pour les enfants de partir directement chez eux après le temps scolaire.
Recrutement de personnes précarisées sur un temps partiel et sans véritable statut.
Manque d’espaces d’évolution et donc réquisition des salles de classe transformées en hall de gare avec tous les problèmes relationnels que cela peut générer.
Inégalités de traitement des enfants en fonction des moyens des communes et remise en cause du principe d’égalité devant l’instruction.
Fragilisation du tissu associatif parqué sur des créneaux horaires de plus en plus limités. Idem pour les Centres de Loisirs Sans Hébergement.
Désengagement scandaleux de l’Etat qui va entrainer des charges budgétaires lourdes pour les communes et donc déshabiller Pierre pour habiller Paul !...la liste est longue des griefs que nous formulons. En conséquence, notre dernier Conseil Municipal a pris la décision de demander l’abrogation de ce décret et ne s’engagera pas dans le projet éducatif de territoire en l’état.
Je le dis avec gravité et sens des responsabilités car, encore une fois, ce sont les fondements même de l’école républicaine qui sont ici ébranlés par le ministre de l’Education Nationale.

Mesdames, messieurs, je voudrais dire un mot sur notre Communauté de communes. Dès 1998, nous avons œuvré pour la conception puis pour la réalisation de cette communauté aux côtés de nos amis roussonnais.
En grande partie en raison de notre engagement militant, « Vivre en Cévennes » n’a pas été démantelée. Nous avons sauvegardé ce qui faisait sa spécificité : une communauté de communes à taille humaine qui a su structurer ses compétences et répondre aux attentes des communes.
Nous l’affirmons avec détermination : « Nous sommes de Saint Julien les Rosiers, dans « Vivre en Cévennes ». Autrement dit des communes fortes au sein d’intercommunalité de projets, voilà notre objectif que devrait fonder toute réforme territoriale.
Oui, des communes fortes ! Car nous refusons d’être les sous-traitants de politique décidées plus haut. Nous demandons à l’Etat plus de respect : qu’il assume par exemple le financement des politiques qu’il impulse et qu’il prenne en compte le sentiment d’abandon de nombreux élus, notamment ruraux. Dans un discours devant les corps constitués, le nouveau  préfet Didier MARTIN, parmi les axes majeurs de son action, a mis au premier rang la politique d’égalité entre territoires ruraux et urbains. Nous jugerons sur pièce.
Plus de liberté : les intercommunalités doivent rester au service des communes qui sont le socle de la démocratie. C’est pourquoi les transferts obligatoires de compétence ne sont pas légitimes, en particulier celui du PLU qui doit correspondre à un projet collectif volontaire.
Plus de souplesse : sur la question des normes par exemple.
Oui, il est temps d’arrêter de fragiliser les communes comme on le fait également avec les départements qui sont aujourd’hui à la croisée des chemins avec le redécoupage territorial, et étouffés par le financement de missions qui devraient être du ressort de la solidarité nationale !
Et dans le même temps, dans la loi dite de modernisation de l’action publique, on porte sur les fonds baptismaux la naissance des métropoles et le bouleversement de l’architecture territoriale qu’elle induit.
Je le dis avec conviction, aujourd’hui le lien social, la paix sociale dépendent pour une bonne part de l’action des 36000 maires de France et de leurs équipes qui, tous les jours, absolument tous les jours, écoutent, conseillent, orientent, aident, solutionnent.

Mesdames, Messieurs, de cet espace Nelson MANDELA où nous sommes rassemblés ce soir, je voudrais en votre nom à tous, saluer celui qui restera comme l’une des plus grandes figures de notre histoire. Le combat de ce géant politique a largement dépassé les frontières de son pays. Peu de leaders ont réussi à construire leur légende en dépassant la peur de l’autre et les rancœurs du passé. Il est désormais devenu un grand symbole de la lutte contre l’apartheid et le racisme sous toutes ses formes.
Cette extraordinaire leçon de vie et de détermination (près d’un tiers de son existence dans les geôles sud-africaines) est une grande leçon qui nous est à tous adressée, celle de pouvoir, chacun à son niveau et avec ses moyens, changer un peu le monde qui nous entoure.
Liberté, Egalité, Fraternité : les valeurs de notre république incarnées par Nelson MANDELA résonnent d’une manière étonnamment moderne.
Il y a cependant encore du chemin à parcourir dans notre France d’aujourd’hui où notre ministre de la justice se fait traiter de guenon par une gamine de 12 ans, ce qui en dit long sur l’influence néfaste de ces adultes référents. Nous avons exprimé à Christiane TAUBIRA notre solidarité pour son action courageuse pour faire avancer les droits et les libertés dans notre pays.
« Si le pouvoir fait l’histoire, c’est la loi qui fait la civilisation » disait Maurice DRUON.
Nous rappelons ici avec force que le racisme n’est pas une opinion, le racisme est un délit !

Chères julirosiennes, chers julirosiens, dans deux mois vous aurez la possibilité de vous faire entendre dans les urnes à l’occasion du vote des municipales.
L’enjeu est de taille car, pour la première fois sur la commune, nous voterons selon la formule dite du « scrutin de liste » sans adjonction ni suppression de nom, chaque liste étant composée alternativement d’un candidat de chaque sexe.
Pour la première fois également, les candidats au conseil communautaire figurent de manière distincte sur la même liste et sur le même bulletin que celle des candidats au conseil municipal et sont donc élus en même temps.
Nous aurons l’occasion de revenir sur ces modalités de vote dans nos prochaines rencontres.
Je serai quant à moi candidat et tête de liste pour un prochain mandat aux élections municipales. C’est une grande responsabilité mais aussi un grand plaisir et beaucoup de fierté que de vous l’annoncer. Cette candidature, je l’exprime avec une grande envie, intacte et toujours aussi prenante après 6 ans d’un mandat qui est passé très vite.
Toute ma gratitude à notre équipe sortante, un collectif de femmes et d’hommes habités par l’intérêt collectif, dont les compétences plurielles et la disponibilité ont permis vraiment d’améliorer le « mieux-vivre » des Julirosiens.
Une équipe fidèle à ses idées, imprégnée des valeurs de notre République avec des convictions faites de tolérance, d’équité, d’ouverture d’esprit, résolument positionnée contre le libéralisme financier.
A l’instar de Nelson Mandela qui en a fait toute sa vie, et de la plus belle des manières, la politique n’est pas un vilain mot. C’est un idéal qui nous engage pleinement, nous le revendiquons dans notre action. Tout le contraire d’un apolitisme de façade, très commode aujourd’hui, lorsqu’on veut rester incolore et inodore.

Chères julirosiennes, chers julirosiens, au moment de conclure ce propos, je voudrais personnellement vous remercier pour tout ce que vous m’avez apporté durant ce mandat. Ce fut un vrai bonheur que nos relations humaines, fraternelles et chaleureuses. J’ai fait de mon mieux, toujours en accord avec ma conscience. Je remercie mon épouse Denyse qui m’apporte équilibre et amour, mes enfants qui ne me font aucun reproche de ne pas me voir assez souvent.
Alors, à l’orée de 2014, je vous souhaite du bonheur y compris dans ces petites choses que l’on grignote, assis par terre au soleil ou derrière la fenêtre lorsqu’il pleut (et c’est souvent le cas en ce moment !).
Pas de résignation mais de l’audace, une vision positive des choses, une capacité tonique à nous inscrire dans l’avenir pour nos enfants.
Et puisque nous parlons d’eux, que tous les enfants du monde, ceux de Gaza, de Kaboul, d’Alep, de Bangui, de Gao et d’ailleurs puissent avoir le droit de jouer, de lâcher des ballons ou des cerfs-volants de toutes les couleurs dans le ciel de l’espérance.

Bonne année à tous dans la gaité et la bonne humeur.

Vive la démocratie,
Vive notre république,
Vive Nelson MANDELA
Vive Saint Julien les Rosiers et ses habitants.

© 2016 - Conception & Réalisation Régis CAMPOS - Philippe BOYER
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